Comment poser des ACCROPODE™ ou des X-bloc ®

La pose des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc®

 

1 Le plan de pose

Les plans de pose sont en général établis par CLI pour les blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™ et ECODPODE™ et par DMC pour les Xbloc®.

Plan de pose pour CORELOC™

 

Les entreprises et les maîtres d’œuvres peuvent les établir eux-mêmes dès lors qu’ils connaissent les distances verticales et horizontales qu’il faut respecter entre les centres de gravité des blocs. Cela est vrai pour tous les blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc®.

Pour cela il faut un projeteur qui maîtrise le logiciel Autocad® et cela présente l’avantage de gagner du temps par rapport aux délais de production habituels qui peuvent parfois être longs.

Le plan de pose est généralement établi de façon théorique, en utilisant les coupes types et les plans de l’ouvrage à construire.

Il est parfois établi en utilisant un levé au sondeur multifaisceaux afin de correspondre au plus près à la réalité. Par expérience nous avons constaté que cela ne présente pas d’avantages par rapport au plans théoriques, parce que généralement les talus s’ils ont été construits longtemps avant la pose des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc® sont remaniés par la houle et doivent être reconstruits ou réparés juste avant la pose des ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou des Xbloc®.

Il existe également des différences entre le levé multifaisceaux et la réalité en raison notamment des tolérances appliquées et du lissage possible des résultats.

Le plan de pose n’est pas l’outil destiné à savoir où poser les blocs. Cela peut surprendre mais c’est un fait. Dans le passé les TID de CLI ne le précisaient pas. Cela vient du fait que longtemps, les ingénieurs pensaient que les blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc® s’imbriquaient naturellement et définitivement dès lors que la position théorique était respectée. En réalité ça ne fonctionne pas. Cette erreur vient du fait que les ingénieurs qui ont établi ces règles ne posent pas réellement des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc® sur de vrais projets sous l’eau, ils travaillent en laboratoire, avec des maquettes de petit taille et sans eau.

Construction d’un modèle réduit pour ACCROPODE™II: on place les blocs sans eau

IDMer et ensuite CLAS ont compris depuis longtemps les différences qui existent entre la pose de modèles réduits sans eau et la pose réelle de blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc® dans l’eau, c’est la raison pour laquelle il n’y a pas d’ouvrages construits avec l’assistance d’IDMer ou de CLAS qui ai connu des dommages. Cette réalité a obligé finalement CLI à ajouter un nouveau paragraphe 6-5-3 dans son TID qui dit :

Ce nouvel article introduit  dans le TID de CLI confirme que finalement, au-dessus de la première ligne d’ACCROPODE™II, le plan de pose n’est pas si important, qu’il soit basé sur un plan établi par multifaisceaux ou sur un plan théorique, parce que c’est l’imbrication qui compte, sans tolérance par rapport au plan de pose.

2 La sous-couche

La sous-couche est un point clé qui déterminera si la pose des blocs est facile ou si elle sera longue et difficile.

La sous-couche doit être construite avec des tolérances qui, si elles ne sont pas respectées, rendra la pose plus difficile et pourra remettre en cause la stabilité des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc®.

La construction de la sous-couche fait appel à un savoir-faire des opérateurs que toutes les entreprises n’ont pas. Il est aussi très fréquent que les enrochements disponibles dans les carrières ne soient pas du bon calibre, ou soient trop fragiles ou trop loin et très chers. La sous-couche est la partie la plus difficile à réaliser et c’est pourtant le point clé qui déterminera si l’entreprise gagnera ou perdra de l’argent, parce qu’une sous-couche non conforme rend la pose des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc® très difficile, parfois impossible ou instable.

Inspection de la sous-couche juste avant la pose de blocs ACCROPODE™II

Pour apporter une solution simple et efficace à ce problème la société CLAS a mis au point une sous-couche artificielle, mise en place par panneaux de blocs reliés, qui reproduit parfaitement la dureté du béton recherchée, la rugosité de la surface et la longévité des matériaux.

Exemple de panneaux béton pour sous-couche artificielle

Cette sous-couche artificielle est automatiquement dans les tolérances requises pour la sous-couche, ne nécessite pas de nouveaux tests parce qu’elle reproduit la sous-couche naturelle à l’identique avec l’avantage de maitriser la production sur le site et de poser facilement et plus vite qu’une sous-couche naturelle.

Lien sous-couche artificielle.

 

L’approbation de la sous-couche est faite généralement sur le contrôle de profils tous les 5 mètres ou tous les 10 mètres.

Mais la pose des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc® est faite sur toute la surface du talus. C’est pourquoi il est recommandé de contrôler toute la surface de pose. Des entreprises le font au sonar multifaisceaux.

Par expérience nous avons constaté sur la totalité des chantiers qu’il est indispensable de contrôler la sous-couche juste avant la pose des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc® parce que souvent le talus a été approuvé plusieurs jours ou même plusieurs semaines, avant la pose des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc®. Il existe des différences entre le talus approuvé et le talus modifié par la chute de rochers ou par la houle, après les contrôles par sondage ou au sonar multifaisceaux. Enfin le sonar multifaisceaux n’est généralement pas efficace près de la surface, à cause des bulles d’air et de l’écume de mer qui provoquent des interférences et rendent le sonar multifaisceaux inopérant dans cette zone pourtant très sensible de l’ouvrage. Enfin le sonar multifaisceaux donnera un état de la surface de pose, pas la nature des enrochements utilisés, ce qui peut parfois réserver des surprises :

Talus approuvé au sonar multifaisceaux pourtant construit avec les matériaux destinés au noyau de la digue. Incompatible avec la carapace ACCROPODE™II

 

Une inspection systématique de toute la surface de pose est obligatoire, rapide, elle permet de supprimer les derniers problèmes localisés qui pourraient provoquer des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc® posés hors profil ou mal imbriqués et susceptibles de bouger et se briser.

L’inspecteur CLAS fait retirer un enrochement avant la pose de blocs CORELOC™

 

3 Les règles de pose

CLI et DMC ont établi dans leurs TID des règles de pose et des recommandations qui sont parfois difficiles à comprendre et peuvent être interprétées différemment suivant les personnes. Il faut bien comprendre que ces TID sont un guide et ne sont pas une règle d’or. Le principe qui prévaut et que ces guides tentent de mettre en avant c’est la bonne imbrication des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc® qui ne doivent pas pouvoir bouger, sinon ils pourront se briser ou être extraits par la houle.

 

4 L’importance de l’imbrication des ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et Xbloc®

 

Dans tous les référentiels techniques on peut lire que la bonne imbrication des blocs, ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc®, est très importante, elle est même prioritaire sur la position théorique définie par le plan de pose.

Nous allons vous expliquer pourquoi de notre point de vue, ce critère est le plus important de tous pour garantir la stabilité et la pérennité de votre carapace.

Qu’est-ce que l’imbrication des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® ?

Un bloc ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® doit être posé entre deux autres blocs, dont la position sur la première ligne est définie avec la plus grande précision possible.

 

 

Exemple avec le bloc ACCROPODE™II

La précision pour poser la première ligne est H/12

La première ligne guide la pose de tous les autres blocs. Un bloc doit venir entre deux déjà posés :

 

C’est la raison pour laquelle la construction commence toujours par un triangle.

 

Triangle de départ avec CORELOC™ sur le talus d’entrainement

En théorie l’imbrication correcte est acquise quand il est impossible de sortir un bloc sans déplacer auparavant ceux qui sont posés sur lui.

Nous savons par expérience que cela ne suffit pas. Il faut éviter de conserver des défauts de contacts entre les blocs au moment de la construction et s’assurer que le bloc ne pourra pas descendre encore après la pose. Nous savons que le poids des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et X-bloc® va provoquer des ajustements, des petits mouvements naturels au cours du temps. Si le constructeur n’a pas laissé de défauts de contacts et si visuellement le bloc ne semble pas pouvoir descendre plus, ces mouvements seront légers et sans incidence. Si le constructeur a négligé l’imbrication et le bloc peut encore descendre après la pose, ces mouvements vont provoquer des trous, des démaillages, de la casse et finalement un risque pour la carapace.

ACCROPODE™II correctement imbriqués

X-bloc® correctement imbriqués

Par expérience et après avoir expertisé, posé, réparé plus d’un million de blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et X-bloc® nous savons et enseignons que la densité de pose est toujours bonne ou trop élevée quand l’imbrication est bonne. Une densité de pose qui descend localement en-dessous de 100% n’est selon nous pas souhaitable. D’autre part la pose doit être visuellement homogène. On peut avoir une densité de pose correcte avec une zone de forte imbrication et une zone de faible imbrication dans la surface utilisée pour le calcul. Dans ce cas la zone de faible imbrication ne sera pas solide et provoquera des dommages visibles par du tassement et de la casse. La densité de pose n’est donc pas un critère qui garantit la solidité de la construction.

CORELOC™ parfaitement imbriqués mais densité trop élevée due à la pose similaire

ACCROPODE™ cassés suite à un mouvement sous l’eau avec une densité correcte mais une mauvaise imbrication

 

Conséquences après quelques années d’un défaut d’imbrication non réparé sur des ACCROPODE™

Les défauts de contacts existent toujours après la pose de blocs ACCROPODE ™, ACCROPODE ™ II, CORELOC ™, ECOPODE ™ and X-bloc®, même quand on évite d’en laisser. Mais quand ils sont rares, cela n’a pas de conséquence. C’est pourquoi durant la construction les inspecteurs de CLAS signalent et font réparer les défauts de contacts. Ainsi le problème reste trop marginal après la construction pour provoquer des désordres.

La solidité de la carapace et sa pérennité dépendent fortement de la qualité de l’imbrication. CLAS a utilisé et testé tous les outils d’inspection et d’aide à la construction disponibles sur le marché y compris ECHOSCOPE®, POSIBLOC™ et les caméras acoustique DIDSON et ARIS. Jusqu’à présent seul un humain spécialement formé et entraîné peut éviter l’accumulation de défauts de contacts préjudiciables à une construction ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et X-bloc®.

 

La position de la première rangée est très importante parce qu’elle guide la pose des rangées suivantes. Il faut poser un bloc ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® entre deux blocs du rang inférieur, sans tenir compte réellement de la position théorique indiquée sur le plan de pose, en prenant bien soin de le rentrer assez pour qu’il ne descende pas davantage après la pose et en s’assurant de préparer un trou assez ouvert au-dessus pour faciliter l’imbrication des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et X-bloc® du rang supérieur plus tard. C’est un travail de spécialistes.

 

5 Les moyens pour poser

5-1 ECHOSCOPE

L’ECHOSCOPE est un appareil acoustique développé par CODA OCTOPUS, de type sonar qui donne une image en temps réel de la zone de pose. L’image produite permet de voir la position des blocs posés et de déterminer la position du bloc qui doit venir s’imbriquer dedans.

Une fois le bloc posé l’image n’est plus assez nette pour déterminer si le bloc est bien imbriqué ou pas, s’il est brisé ou pas et s’il touche la sous-couche ou pas. Il faut donc associer un contrôle par plongeur à l’ECHOSCOPE. Quand on ne peut pas utiliser de plongeurs pour contrôler, on doit accepter le risque d’avoir des blocs mal imbriqués. C’est ce qu’il s’est passé sur le projet de DAS ISLAND où l’entreprise qui a posé et validé la pose sur la base des images ECHOSCOPE a été confrontée à des tassements et de la casse de X-bloc® et a dû reconstruire 5500 mètres de carapace Xbloc®.

Une autre limite de l’ECHOSCOPE est la zone située près de la surface. A cause des bulles d’air et de l’écume produite par la mer au contact des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc®, l’image n’est pas bonne et ne permet plus de travailler.

L’utilisation de l’ECHOSCOPE pour le contrôle de l’imbrication de X-bloc ® ne permet pas d’être sûr du résultat

 

Nous avons utilisé l’ECHOSCOPE avec succès sur plusieurs projets en l’associant à des plongeurs. Quand la visibilité devient réduite, l’ECHOSCOPE fait gagner du temps et donc de l’argent, par rapport à l’utilisation de plongeurs seuls et surtout augmente la sécurité des opérations sous l’eau. Les plongeurs n’étant plus utilisés que pour contrôler l’imbrication des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc®, et pour procéder aux réparations éventuelles si des blocs sont mal imbriqués, cassés ou hors profil.

Quand on connait les limites de l’ECHOSCOPE et qu’on sait l’utiliser, associé à un contrôle par plongeur, il augmente la production et améliore la sécurité.

La production moyenne sous l’eau, incluant les démontages des non-conformités éventuelles, est de 6 à 8 blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® par heure.

5-2 POSIBLOC™

Le POSIBLOC® est un appareil basé sur la mesure, développé par SOGREAH devenu ARTELIA et commercialisé par sa filiale CLI. Etant basé sur le principe de la mesure et du respect du plan de pose, son principe de fonctionnement entre en contradiction avec le principe d’imbrication qui est prioritaire à la position théorique. Il existe une autre limite qui est liée à la précision. Des différences entre la représentation à l’écran et la réalité peuvent apparaître à partir de la seconde ligne de blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc®, mais plus fréquemment à partir de la troisième ligne et au-dessus. La principale cause de ces problèmes vient du fait que le système POSIBLOC® considère qu’un bloc ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® est bien posé quand la cible est atteinte, alors qu’en réalité un bloc ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc est bien posé quand il est bien imbriqué et n’a pas de liberté de mouvement. Le système POSIBLOC® ne permet pas de voir si un bloc est brisé à la pose, il ne permet pas toujours d’identifier les blocs hors profils, il ne permet pas d’identifier les trous, il ne permet pas d’identifier tous les problèmes d’imbrication et ne permet pas d’identifier avec certitude si un bloc est en contact avec la sous-couche ou pas du fait que c’est un plan théorique ou un levé parfois ancien qui sont rentrés dans le système, ce n’est pas une image de la réalité au moment de la pose.

L’image sur l’écran du POSIBLOC™ montre un CORELOC™ posé qui semble flotter au-dessus des autres, ce qui est impossible

 

C’est la raison pour laquelle CLI qui le commercialise, interdit dans ses TID de valider la pose des blocs ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™, sur la base des informations produites par POSIBLOC®.

Commentaire contenu dans le TID de CLI pour la pose de CORELOC™ et d’ACCROPODE™II :

La production moyenne sous l’eau, avant démontage des non-conformités éventuelles, est de 3 à 4 blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® par heure.

 

5-3 Plongeurs

Les plongeurs sont l’outil traditionnel pour poser, contrôler ou réparer des carapaces ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc®. La mise en œuvre de plongeurs est associée à une réglementation de plus en plus lourde et contraignante. D’autre part il n’existe pas de formation spécifique à la manipulation des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc®, hormis chez CLAS, qui ne forme les plongeurs des entreprises que dans le cadre des contrats d’assistance à la pose qui nous sont confiés. CLI et DMC qui commercialisent les licences ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ et X-bloc® ne sont pas des entreprises de travaux maritimes ni de plongée et n’ont pas de compétences en matière de sécurité. Seule la société CLAS aujourd’hui met à la disposition des entreprises des inspecteurs qui sont formés à la pédagogie et sont formés à la manipulation des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc®.

 

Des plongeurs correctement formés peuvent poser des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® en toute sécurité avec une production inégalée par les autres outils de pose. Cette formation se fait suivant plusieurs étapes :

1 Formation théorique et sécurité

Inspecteur CLAS dispense la formation théorique aux plongeurs chargés de la pose d’ACCROPODE™II en Roumanie

 

2 Formation pratique et sécurité hors de l’eau

Inspecteur CLAS dispense la formation pratique hors de l’eau aux plongeurs chargés de la pose de X-bloc ® au Costa Rica

3 Formation pratique et sécurité dans l’eau

Inspecteur CLAS dispense la formation pratique dans l’eau aux plongeurs chargés de la pose de CORELOC™ au Koweit

La production moyenne sous l’eau, incluant les démontages des non-conformités éventuelles, est de 10 à 12 blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® par heure.

Les plongeurs ne peuvent pas être mis en œuvre quand la visibilité est nulle ou la houle trop forte.

Dans ce cas c’est l’utilisation des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® qui est remise en question car il ne sera pas possible d’être sûrs qu’ils sont bien imbriqués et bien posés et en cas de désordres nécessitant des réparations, il sera impossible de les réaliser avec qualité et précision. C’est un problème que les designers n’abordent pas parce qu’en laboratoire il est toujours possible de construire une maquette de digue.

CLAS forme et évalue les plongeurs en termes de sécurité, de qualité de pose et de capacité de production et délivre une attestation de formation avec une évaluation des capacités de chaque plongeur dans ces trois domaines.

 

6 Le contrôle de la pose

6-1 Plongeurs

Les plongeurs peuvent contrôler la sous-couche et l’imbrication des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® tant que la visibilité et la houle le permettent. Cette inspection peut être mise en œuvre rapidement et ne pénalise pas l’avancement des travaux. Un inspecteur CLAS peut plonger plusieurs fois par jour parce que les ouvrages mettant en œuvre les blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® sont généralement à faible profondeur.

Inspecteur CLAS contrôle une carapace CORELOC™

 

L’inspection quand elle décèle une non-conformité donne lieu à un rapport complété par des photos et des vidéos. Généralement la vidéo est présentée immédiatement après la plongée d’inspection, pour expliquer la non-conformité à l’équipe chargée de la pose. Cette procédure présente plusieurs avantages :

1 La non-conformité n’est pas discutable quand elle est montrée en vidéo.

2 La non-conformité est comprise par l’équipe de pose et cela participe à sa formation.

3 Il n’y a pas d’accumulation de non-conformités qui imposerait le démontage d’une grande quantité de blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® parce que la fréquence des contrôles évité ce problème.

Inspecteur CLAS explique une non-conformité à l’équipe de pose d’ACCROPODE™II immédiatement en sortant de l’eau. Il n’y a aucune perte de temps et seul le bloc non-conforme devra être replacé sans aucun autre démontage

Les plongeurs sont à notre avis le seul moyen fiable et ne pénalisant pas l’avancement du projet.

 

6-2 Sonar

Le sonar est la méthode préconisée par CLI notamment ou par des entreprises qui souhaitent utiliser l’ECHOSCOPE pour poser et pour contrôler et approuver la pose. On ne met pas en œuvre un outil acoustique pour contrôler un seul bloc ou une seule ligne de blocs. Le sonar est mis en œuvre après la pose de plusieurs lignes. Si une non-conformité est détectée, il faudra alors démonter plusieurs blocs ou plusieurs dizaines de blocs pour réparer la zone, avec le risque de reproduire une autre non-conformité qui ne sera détectée qu’après le nouveau passage du sonar. En plus le sonar ne donne pas un résultat immédiat, il faut attendre plusieurs heures le traitement et l’analyse des images. Nous avons constaté que le sonar utilisé comme moyen de recherche des non-conformités sur des carapaces ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® est facteur de retard dans l’avancement du projet. D’autre part le sonar ne détecte pas toutes les non-conformités et surtout ne détecte pas correctement les défauts d’imbrication. Il ne détecte pas correctement les trous pas toujours les hors profils. Près de la surface le sonar ne peut pas être utilisé à cause des bulles d’air et de l’écume provoquée par le contact entre la mer et les blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc®. L’utilisation des outils acoustiques pour contrôler et approuver la pose des blocs a été la principale cause des tassements et de la casse constatée sur le projet de DAS ISLAND entre autres.

Le sonar et les outils acoustiques en général sont selon nous bien adaptés au contrôle de l’enveloppe extérieure de la carapace ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc®, mais à cause de la complexité des formes de ces blocs, les faisceaux acoustiques sont réfléchis et donnent des réponses inadéquates. La technologie évolue mais il faut tout le temps étalonner et valider l’outil d’inspection, en comparant le résultat qu’il produit avec la réalité, avant d’en valider l’utilisation comme outil d’approbation.

 

Quel que soit les outils de pose que vous choisirez, CLAS pourra fournir une formation à la mise en place des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc ® , optimiser la production, procéder aux inspections et délivrer les certificats de conformité.

 

7 La classification des carapaces de digues en fonction du soin apporté à la construction

CLAS A ÉTABLI UNE CLASSIFICATION DES CARAPACES

Forts de notre expérience tant en expertise sur des ouvrages anciens qu´en suivi de chantier à temps complet, nous avons été les témoins privilégiés des mouvements de destruction que la qualité de pose autorise ou n´autorise pas suivant qu´elle a été plus ou moins rigoureuse. Nous intégrons dans notre analyse les risques liés à la casse des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® qui n’est jamais prise en compte dans les études sur modèle réduit parce que sur modèles réduits les blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® ne se brisent jamais, contrairement à la réalité.

Nous avons établi trois niveaux de qualités définis par les classes A, B et C. Cette classification découle de l’expérience de 20 années, exclusive des inspecteurs de CLAS et son utilisation sans l’apposition de la marque déposée CLAS TECHNOLOGY COMPLIANT™ expose le maître d’ouvrage à un risque incorrectement évalué. En qualité d’inventeur de cette classification, CLAS recommande aux entreprises et aux maîtres d’ouvrages de ne pas accepter de copies ou de contrefaçons produits par des tiers, du principe de classification que nous délivrons en association à la marque déposée CLAS TECHNOLOGY COMPLIANT™ :

Classe A

Carapace ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® à la durée de vie conforme aux objectifs du design ou plus. Ce sont les ouvrages ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® présentant un risque zéro, construits dans le cadre de la certification que nous appliquons soit à la demande de Concrete Layer Innovation ou de Delta Marine Consultants dans le cadre d’une garantie supplémentaire accordée à la construction, soit à la demande du maître d´Ouvrage ou de l´entreprise.

Cela impose le suivi complet de la construction de la sous-couche et de la butée de pied, par un inspecteur plongeur accrédité par CLAS et le suivi complet de la construction de la carapace ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc®.

Carapace ACCROPODE™ de classe A Dung Quat Vietnam

Dans le cadre d’une procédure plus complète d’inspection, la CLASSE A peut être étendue à toute la construction de l’ouvrage et inclus le contrôle du respect du design.

 

 

Classe B

Carapace dont la pérennité n´est pas garantissable en raison d´une part d´inconnue sur la qualité de la construction ou sur la présence de non-conformités identifiées sur les carapaces ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® et qui n’ont pas été rectifiées.

Cela concerne aussi l’approbation donnée sur la base des surveys remis par l´entreprise, l’utilisation des outils d´aide à la pose POSIBLOC™ et ECHOSCOPE® et d´une validation avec multifaisceaux sans inspecteurs plongeurs accrédités par CLAS pour apprécier la réalité sous l´eau.

 

Carapace ACCROPODE présentant des désordres majeurs et une obsolescence prématurée.

 

Classe C

Carapace ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® dont la pérennité n´est pas garantissable parce qu’on a identifié des non-conformités sérieuses dans la mise en œuvre des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc®.

Cela concerne aussi l’approbation donnée sur la base des surveys qui ne correspondent pas à la réalité et d´un suivi de la pose des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® sans inspecteurs plongeurs accrédités par CLAS.

X-bloc® totalement hors profil non détecté par les outils de pose et d´inspection.

La classe C correspond aux ouvrages dont on sait qu´ils sont mal construits et subiront des avaries.

ACCROPODE™II posés sur des matériaux très fins. Non-respect du design et non-respect des TID.

 

 

8 La production possible

Les productions qu’une entreprise peut atteindre dans la mise en œuvre des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc® dépend des moyens mis en œuvre et des conditions de travail et d’inspection sur site.

 

Le tableau suivant donne les productions constatées sur plusieurs projets, pour une pose approuvée des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc®.

Si la bonne imbrication et le bon respect du design ne peuvent pas être formellement confirmés par des inspecteurs plongeurs lors de la mise en œuvre des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc®, nous avons des solutions pour forcer l’imbrication et améliorer la stabilité et la pérennité des ouvrages. Ces inspecteurs doivent être correctement formés par des professionnels de la construction de digues mettant en œuvre des blocs ACCROPODE™, ACCROPODE™II, CORELOC™, ECOPODE™ ou X-bloc®, qui savent enseigner les règles de sécurité spécifiques et les règles techniques d’inspection de ces blocs.

 

Un plongeur bien entrainé pose  des ACCROPODE™II en communicant directement avec l’opérateur de la grue pour pivoter l’ACCROPODE™II sans le toucher. Le plongeur est toujours dans sa zone de sécurité

Nom *  
Email *  
Message *  


* champ obligatoire

PRAT DE BAIX EDIFICI F PB3, SOLDEU, AD100 CANILLO
+376 354 698 / +336 161 602 74
e...@clascertification.com

Clas certification - 2018 - Tous droits réservés - Mentions légales - Design : Pygmalis - Intégration : Ingeitec